Je n'oublierais jamais.
Le Mercredi 8 octobre, ce jour qui, restera à jamais gravé dans ma mémoire.
Jour qui à marqué ma vie, et surement la tienne. Non pas que je persiste, jour après jour, séance après séance, à penser que tu m'aimes, mais je sais qu'au fond, cette histoire, notre histoire, n'est pas insignifiante. Je sais que, quand je viens vers toi, ce regard, ces yeux, ne sont pas dépourvus de tout sentiment. Est-ce de l'amour? de l'impatience? de la haine? Une sorte de supplication intérieure? Du désarroi? Ou, comme je m'y prête à croire, ce sursaut de malice qui intervient, quand deux complices ce retrouvent finalement.
Oui, dans tes yeux je lis beaucoup de choses. Avec le temps j'ai appris à t'écouter, à te connaitre.
J'ai une confiance aveugle en toi.
Dès que je te regarde, dès que nous nous mirons de cette subtile façon, que seuls nos deux âmes comprennent, je me sens si différente. Comme connectée, à un être avec qui, pourtant, je n'ai aucun échange verbal. Un regard, ou souffle un sourire.
Mes mains glissent sur ton front, le long de tes joues, entre tes oreilles, sur ta longue liste blanche, pour atterrir sur le bout de ton nez. Entre tes naseaux, se baiser. Je ne sais si tu l'apprécie à ça juste valeur, mais c'est ma façon de te montrer la reconnaissance de cette confiance que tu m'accordes.
Plénitude.
Voilà un terme qui résume bien mon état quand je suis à tes côtés. Je me sens comprise, par un être, par un cheval, mystérieux et que pourtant j'ai l'impression de connaitre depuis toujours. Rien ne remplacera ces instants ou, assise à tes côtés, tu pose ta tête sur mes épaules, tu souffles doucement dans mon cou. Je reçois toutes ces choses, aussi subtiles soient elles, et je me dis que j'ai beaucoup de chance.
Ces moments ou, quand je quitte ton box, tu me regarde de cet air si attentionné. Ces fois ou, quand je lève ma tête de dans mes affaires, et que tu m'observes, tendant le bout de ton nez, cherchant la moindre attention, la moindre délicatesse. Ou ces fois, quand je te brosses, et que, quand je t'appelles, tu tournes la tête pour voir ce que je fais.
[ Les vrais regards d'amour sont ceux qui nous espèrent. ]
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